Vincent Boulanger Photographe


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Galerie « L’ESPACE » Rouen exposition « Nature² » avec David HAUGUEL octobre 2010

Nature²

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« Dans la continuité de la découverte de ces lieux affranchis de notre contrôle que sont les « Autres Non-lieux » Argatti et David HAUGUEL ont unis leurs regards pour explorer ces nouveaux territoires.

Travaillant graphiquement sur l’observation de ces endroits qui échappent habituellement à notre aveuglement quotidien, Argatti recrée de toutes pièces les instantanés non figés et les fulgurances de cette topographie. David Hauguel, alliant photographies et textes, est parti à la recherche de la nouvelle Nature tapie à l’abri du silence de ces « Autres Non-Lieux ».

 

C’est de cette nouvelle Nature que les œuvres d’ARGATTI et de David HAUGUEL rendent compte dans une complémentarité de regards. Ils ont nommé Nature2 ce nouveau monde émergeant sous nos yeux en toute liberté. »

 

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale les membres de l’État-major du bombardement Stratégique des Forces Alliées firent le tour des villes d’Europe qu’ils venaient de réduire à l’état de ruines. L’idée de cette tournée était d’évaluer l’étendue des dommages subis par ces villes et rendre compte de « l’efficacité » de leur stratégie. L’un des volets les moins connus de cette évaluation consistait à étudier les conséquences de ces bombardements sur la capacité de la nature à se régénérer. On pensait généralement que les zones détruites devaient être devenues des Non Lieux désertés de toute forme de vie. Les Naturalistes envoyés sur place revinrent avec des conclusions surprenantes. Malgré la pollution provoquée par les armes chimiques, l’absence de terrain propice, toute une végétation nouvelle prospérait dans ces décombres. Ce n’était pas celle des jardins publics, ni celle des campagnes, mais l’émergence d’une nouvelle Nature. Ronces, Laiterons, Buddleias, Vipérines, Carottes sauvages, Pavots recouvraient à grande vitesse les ruines. On s’extasia devant la capacité des Arbres à Papillons à fendre la pierre, à réduire le béton à un simple substrat où ils enfonçaient leurs racines. On fit la conclusion que si les choses étaient laissées dans l’état il faudrait bien peu d’années pour que toute trace humaine et urbaine ne disparaisse sous les frondaisons de forêts nouvelles. Certains Naturalistes émirent l’idée que cette végétation inédite dans sa composition était l’ébauche d’une Nature d’une type nouveau, une deuxième Nature, une Nature N°2, celle d’après l’Homme du 20ème siècle.